Hydratation pour les sports d’endurances de courte durée (inférieurs à 1 H) : Quels bénéfices ?

Contexte

Une récente méta-analyse a démontrée qu’une hydratation planifiée (HP) avec pour objectif de remplacer totalement les pertes par sudation au cours d’un exercice de cyclisme de haute intensité de 1 heure diminuait la performance comparé au même exercise réalisé sans apports hydriques (SH).

Des apports hydriques entraînés par la sensation de soif (HS) peuvent optimiser la performance en cyclisme comparé à une situation où l’hydratation est supérieure à ce que la soif engendrerait (ex : planifiée).

Question

Cependant, comment HS par rapport à HP et SH impacte la performance au cours d’une épreuve d’endurance de 1H était jusqu’à présent inconnu.

Méthodologie de l’étude

Une récente étude a donc comparé les effets de ces trois “stratégies” (HS, HP, et SH) sur la performance au cours d’un contre-la-montre (CLM) de 1H en cyclisme.

Un protocole randomisé, croisé et contrebalancé avec 9 athlètes d’endurance entraînés ont réalisé à trois occasions un CLM de une heure à température élevée (30° C, 50% RH) comprenant chacun une stratégie d’hydratation différence : SH, HS et HP conçu pour maintenir une masse corporelle ~0.5% de celle précédent l’exercice.

Résultats

A la suite de ces visites, la perte de masse corporelle a atteinte 2.9 ± 0.4, 2.2 ± 0.3, et 0.6 ± 0.2% avec SH, HS et HP respectivement.

La fréquence cardiaque, les températures rectale et cutané ainsi que l’évaluation de la perception de l’effort et du discomfort abdominal divergent mais cela restait marginal entre les conditions d’hydratations.

La distance moyenne et, par conséquent, la puissance mécanique moyenne maintenue au cours du CLM n’était pas différente entre les trois conditions.

Conclusion

La présente étude met en avant le fait que ni une hydratation programmé ou déclenché par la sensation de soif semble offrir un avantage par rapport à un CLM de 1H en cyclisme effectué sans apports hydriques.

Remarques

La performance est restée inchangé car elle était réalisée en condition de laboratoire avec une simulation de CLM sur terrain plat.

En termes pratiques cependant, la perte de poids occasionné par une absence d’hydratation ajoutée à une performance absolue inchangée entraîne une augmentation de la performance sur le terrain, que ce soit en course à pied ou en cyclisme (où le niveau de performance s’évalue en rapport poids / puissance et non en puissance absolue).

Ces résultats viennent confirmer l’approche qui avait été médiatisée par la team Sky il y a quelques années.

https://www.cyclingnews.com/news/team-sky-doctor-palfreeman-says-functional-dehydration-could-help-froome-climb-quicker/

Références :

Perreault-briere M, Beliveau J, Jeker D, et al (2019) Effect of Thirst-Driven Fluid Intake on 1 H Cycling Time-Trial Performance in Trained Endurance Athletes. 1–12

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